Interview Amandine Schmidt graphiste freelance

Interview Amandine Schmidt, graphiste, webdesigneuse freelance paris

Interview Amandine Schmidt graphiste freelance

Amandine Schmidt, graphiste freelance

Le graphiste est omniprésent sur l’essentiel des supports de communication. Si vous souhaitez un design personnalisé et percutant, une campagne emailing personnalisée ou une affiche pour votre prochain événement, ne cherchez pas midi à quatorze heures et faites appel à un professionnel de la communication : le graphiste. Ce professionnel aux nombreuses compétences est devenu indispensable au fil du temps. Son credo ? aider et accompagner les entreprises à personnaliser leur communication et optimiser leur visibilité.

Pour en savoir un peu plus sur ce métier, je souhaite vous présenter ma collaboratrice Amandine Schmidt, graphiste freelance basée en région parisienne. Depuis plusieurs mois maintenant, nous travaillons main dans la main et collaborons régulièrement sur la conception de sites web.

En quoi consiste ton métier de graphiste freelance ?

Le métier de graphiste consiste à analyser et traduire le besoin d’un client, de manière visuelle. Ce n’est pas chose simple, quand même les clients ne savent pas ce qu’ils veulent !

Pour ce faire, je prends le brief créatif avec mon client ou l’intermédiaire (agence, chef de projet, développeur) pour tenter de retranscrire au plus juste sa demande. Le brief est la partie la plus importante du travail. En effet, si je la bâcle, je passerai beaucoup plus de temps sur le projet que prévu.

Main dans la main avec le client, nous identifions ensemble les besoins et les problématiques éventuelles. Nous définissons également ses attentes et motivations, la cible et les objectifs à atteindre. Ensemble, nous étudions également la concurrence. C’est une fois toutes les informations prises et ce travail terminé, que la création peut commencer !

L’objectif principal est que mes choix artistiques collent avec le brief de mon client, bien entendu. Par exemple, si je dois créer un site web de vêtements de luxe, je vais plutôt privilégier des couleurs épurées, une jolie police à empattements pour les titres, une mise en page très aérée …

Évidemment, ces choix et prises de position sont intimement liés aux tendances du moment, d’où l’importance et la nécessité de pratiquer une veille graphique sur le web, les réseaux sociaux ou tout autre support.

Interview Amandine Schmidt graphiste freelance

Pour quels types de clients travailles-tu ?

Ma clientèle est assez diversifiée. Mes clients sont principalement des PME, mais aussi des agences et parfois je travaille pour des grandes entreprises comme Viadeo. L’objectif pour eux étant de gagner en visibilité et faire correspondre visuellement leur marque et leur message sur leurs supports de communication. Ces contacts se font généralement par bouche à oreille, par le biais de mon site web ou ma page Facebook.

Comment devient-on graphiste ?

Pour devenir graphiste, il faut intégrer une école de graphisme, pardi ! Mais dans mon cas, ça s’est passé différemment. J’ai d’abord intégré un BTS communication des entreprises au lycée Jean Lurçat sur Paris. C’est vraiment une formation de qualité, que je recommande vivement et où j’y ai beaucoup appris.

Après cette formation, j’ai eu rapidement envie de travailler ; j’ai donc effectué quelques missions en communication interne ou externe mais ça ne m’épanouissait pas. De plus, trouver du travail avec un Bac+2 n’était pas chose facile. Le graphisme était alors un simple passe-temps en dehors de mon travail.

Puis un directeur artistique que j’avais rencontré lors d’un stage m’a recontactée. Il avait dû déceler en moi quelque chose dont je n’avais même pas conscience car il m’a proposé un poste de graphiste dans son équipe, dans l’entreprise qu’il venait de rejoindre. Les premiers mois ont été assez durs, j’ai assez galéré, dû faire mes preuves, mais je n’ai jamais autant appris aussi vite. Cette expérience a été vraiment formatrice pour moi.

D’une manière générale, apprendre à travailler sur les différents logiciels à notre disposition, ce n’est pas bien compliqué. Tout le reste s’apprend sur le tas à mon sens, avec le temps.

Quelles sont les qualités principales d’un(e) graphiste ?

  • Connaître les logiciels spécialisés : pour être graphiste, il faut savoir dessiner et manier de nombreux codes tels que la typographie ou les couleurs, le tout sur logiciel spécialisé. Alors, les appréhender et savoir les utiliser est essentiel pour travailler.
  • Être à l’écoute : comme je le disais plus haut, l’étape du brief avec le client est primordiale. Si les notes sont mal prises, le discours incompris, alors la commande sera probablement à revoir plusieurs fois. Bien comprendre et écouter son interlocuteur, c’est gagner du temps !
  • Être curieux et à l’affût : pour connaître les tendances en matière de graphisme, design et communication, il faut s’intéresser à ce qu’il se passe. Faire de la veille, suivre les influenceurs sur le web, lire des livres, font partie intégrante du métier.
  • Être motivée et tenace : créer un visuel peut prendre du temps et être revu de nombreuses fois par le client. Il faut donc être motivée et faire preuve régulièrement de ténacité.

Quels avantages trouves-tu à travailler en freelance ?

Comme beaucoup de travailleurs indépendants, j’aime l’idée d’être mon propre patron. Dans le passé je me suis parfois sentie bloquée par la hiérarchie ou l’administration et j’avais l’impression que peu importe la qualité ou la quantité de travail que je fournissais, ça ne changerait rien à mon poste ou à mes promotions. Et puis il faut être honnête, pour une femme c’est beaucoup plus compliqué d’avoir une promotion…

Aujourd’hui, en tant que graphiste freelance, je travaille en fonction de ce que je souhaite avoir comme revenus. Si je sature un peu et que je suis fatiguée, je prends un peu moins de projets. Et inversement.

J’aime aussi ne plus avoir de collègues ☺ , je sais bien que l’absence de collègues manque généralement à la plupart des freelances, mais pour ma part j’aime être seule. Je trouve que je suis beaucoup plus efficace et productive en solo.

« En France, les réunions sont beaucoup trop nombreuses et tout ce blabla ne fait pas avancer le travail »

En tant que freelance,  je peux organiser mon temps de travail comme je l’entends. Attention, ça ne veut pas dire que le freelance fait des grasses matinées et arrête de travailler à 17h ! Bien au contraire, nous, les indépendants, travaillons souvent plus que si l’on était en poste. La bonne nouvelle, c’est que je peux organiser mon temps de travail en l’adaptant à ma vie privée. Attention cependant, mes clients ont des horaires de travail classiques, donc je suis obligée de m’y adapter un tant soit peu.

Pouvoir travailler partout, c’est super agréable aussi. Si j’ai envie d’aller prendre le soleil, je peux également travailler, rien ne m’en empêchera. Néanmoins, pour déconnecter un peu, mieux vaut s’abstenir d’amener avec soi son ordinateur durant les vacances. Comme toujours, il faut trouver le juste milieu.